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Le contenu diffusé sur ce site n’est pas exhaustif et a seulement pour objectif de donner une information générale sur la fiscalité française. Il ne saurait constituer un conseil fiscal ou être assimilé à une relation client/avocat. Les utilisateurs du site sont invités à consulter un professionnel du droit habilité à délivrer des conseils juridiques et fiscaux qui seront basés sur l’analyse des faits et circonstances propres à chaque cas particulier.
Liste des contrôles fiscaux les plus fréquents développés ci-dessous :
Le contrôle sur pièces
La vérification de comptabilité
La vérification de diagnostic
La vérification ponctuelle
Le contrôle fiscal des comptabilités informatisées (CFCI)
La procédure de visite
La nouvelle Charte du contribuable est désormais accessible sur le site Internet de l'administration fiscale Charte du contribuable. La Charte expose les droits et les obligations régissant les relations les contribuables et l'administration fiscale, comme par exemple la présomption de bonne foi du contribuable, la possibilité d'obtenir une réponse claire aux questions posées ou encore la limitation de la durée des contrôles fiscaux à 3 mois pour les petites entreprises et à 9 mois pour les entreprises moyennes.
La Direction Générale des Impôts « DGI » dispose de plusieurs types de contrôles. Les plus fréquents sont résumés ci-dessous.
Le contrôle sur pièces concerne toutes les entreprises et tous les types d’impôts. Il consiste à contrôler la cohérence interne des déclarations fiscales, à contrôler la cohérence entre elles des différentes déclarations fiscales souscrites ou encore à comparer les déclarations fiscales avec les informations que l’administration fiscale a obtenues à partir d’autres sources.
Le contrôle sur pièces est effectué dans les bureaux de l’administration. Le contribuable ou son conseil ne sont informés de ce type de contrôle que dans l’hypothèse où une anomalie a été relevée. Si les explications fournies ne sont pas satisfaisantes, l’administration peut le cas échéant modifier l’imposition concernée et/ou décider de procéder à une vérification d’un autre type.
La vérification de comptabilité consiste à vérifier sur place la comptabilité d’une entreprise. Le dirigeant de la société concernée est averti à l’avance de ce contrôle par un avis de vérification. Cet avis précise la période et les impôts qui seront vérifiés ainsi que le nom et les coordonnées des fonctionnaires des impôts chargés du contrôle. Les opérations de contrôle sur place sont limitées à 3 mois pour les petites entreprises.
La vérification diagnostic s’adresse aux petites entreprises. Il s’agit en fait d’une vérification de comptabilité (Cf § ci-dessus) qui consiste à évaluer en 2 à 3 jours l’intérêt de procéder à une vérification complète. Si les tests pratiqués par le vérificateur ne font pas apparaître d’anomalie, la vérification est arrêtée. A défaut, la vérification se déroule comme une vérification de comptabilité classique.
La vérification ponctuelle consiste à ne vérifier la comptabilité d’une entreprise qu’au titre d’un seul impôt, par exemple la TVA. Le dirigeant de la société concernée est averti à l’avance de ce contrôle par un avis de vérification. Cet avis précise la période et l’impôt qui seront vérifiés ainsi que le nom et les coordonnées des fonctionnaires des impôts chargés du contrôle. Au besoin la vérification peut être transformée en vérification de comptabilité (Cf § vérification de comptabilité ci-dessus). Un nouvel avis de vérification doit alors être envoyé.
Le contrôle fiscal des comptabilités informatisées (CFCI) : l'administration fiscale a formé un grand nombre de ses vérificateurs à l'utilisation d'un logiciel spécifique qui permet un contrôle rapide de l'intégralité des données intervenant directement ou indirectement dans la formation du résultat comptable ou fiscal (articles L13 al 2 du LFP) à partir de pratiquement n'importe quelle source. Le volume des transactions n'est plus un obstacle. Un vérificateur fiscal peut ainsi rapidement s'assurer que l'intégralité des données figurant dans le système informatique d'une société (par exemple les données archivées sur ses disques durs) a été comptabilisée conformément aux règles fiscales applicables. En matière de comptabilité informatisée, les entreprises doivent donc faire montre d'une très grande vigilance. Elles doivent s'assurer qu'elles respectent en permanence les règlementations en vigueur (lois fiscales, instructions, PCG ...) et vérifier que, conformément à ce que préconise l'article 420-5 du PCG, leurs logiciels comptables enregistrent bien chronologiquement les écritures du livre journal et du livre d'inventaire. Comme le prévoit la législation comptable, ces écritures doivent être irréversibles (article 420-5 PCG) et doivent pouvoir être mobilisées pour la présentation du livre journal, du grand-livre, et du livre d'inventaire (article 410-6 du PCG). En outre, le logiciel comptable de l'entreprise doit utiliser une procédure de clôture périodique comme l'exige l'article 420-6 du PCG. Il est également important que l'entreprise puisse garantir la permanence du chemin de révision comptable entre pièces justificatives et écritures comptables (c'est une des exigences de l'article 410-3 du PCG) et qu'elle puisse disposer de la documentation relative aux procédures utilisées et à l'organisation des travaux comptables pour tous les exercices non prescrits susceptibles d'être vérifiés (article 410-2 du PCG).
La procédure de visite et de saisie permet à un vérificateur qui soupçonne une fraude fiscale de procéder à une perquisition domiciliaire et de saisir les documents qui pourraient démontrer cette fraude. Les perquisitions se font avec l’autorisation et sous le contrôle du juge et la visite est effectuée en présence d’un officier de police judiciaire.

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